• Cette BD d'Antonin tirée du roman d'Allain Glykos: " Manolis de Vourla" décrit  l’itinéraire du petit Manolis (7 ans), chassé de son village de Vourla, dans la région de Smyrne (Izmir aujourd’hui), réfugié dans une famille d’accueil à Nauplie, retrouvant sa famille en Crète pour finalement émigrer en France.

    A la suite du conflit gréco-turc, qui s'achève sur la défaite des troupes grecques face à l’armée conduite par Mustafa Kemal, les populations chrétiennes d’Anatolie sont massacrées ou expulsées. Ce récit  montre les souffrances endurées par les populations.

    Encore une fois, on ne peut s'empêcher de faire le parallèle avec la situation actuelle des réfugiés qui fuient les massacres en Syrie ou ailleurs.

     

    lien vers quelques planches de la BD

    Manolis  BD d' Allain Glykos et Antonin
     

    Manolis

    Collection Bande dessinée
    Bande Dessinée / France
    Couverture couleur / Intérieur noir
    192 pages / 170 x 240mm
    Prix : 20 euros
    ISBN : 9782366240405

     

     

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    À travers l’histoire de Dimitris et Katerina, on découvre les quartiers populaires de Thessalonique, depuis le début du XXe siècle sous l’empire ottoman jusqu’à nos jours en Grèce, en passant par les guerres balkaniques, la Seconde Guerre mondiale, la guerre civile puis la guerre froide.

    Ce roman m’a fait découvrir tout un pan de l’histoire méditerranéenne que j’ignorais.
    Victoria Hislop utilise l’histoire d’une famille pour plonger dans l’histoire de la Grèce contemporaine.

    On fait connaissance avec la petite Katerina (6 ans) fuyant les massacres de Smyrne comme tant d’autres grecs d’Asie Mineure séparée de sa maman  dans la confusion au moment d’embarquer. Elle est alors recueillie par une mère de deux jumelles d’une dizaine d’années. On les suit d’abord à Lesbos puis à Thessalonique à travers les rues encombrées de réfugiés. Le livre raconte son histoire, mais aussi celles d’habitants de Thessalonique : Dimitris, fils d’un riche négociant en tissu né le jour du grand incendie qui détruisit une bonne partie de la ville, mais aussi ces familles musulmanes et juives qui vivaient alors en bonne entente .

    Certains hommes d’affaires (notamment le père de Dimitris ) sont particulièrement antipathiques faisant passer leurs intérêts personnels avant tout, recherchant toujours et toujours plus de profits et approuvant les atrocités perpétrées entre autres par le régime nazi et par les différentes dictatures grecques.

    Par contre, d’autres comme ces jeunes qui n’ont pas hésité à prendre les armes nous rendent admiratifs

    Le sort de  la communauté juive de toute la ville de Thessalonique regroupée  dans le ghetto puis dans les trains en partance vers la Pologne ne peut que nous émouvoir.

    On ne peut s’empêcher de penser à la Grèce d’aujourd’hui, aux réfugiés actuels et au monde en général et de se dire que décidément, non, rien n’a changé !

    Le fil des souvenirs  Victoria Hislop

     

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