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    Nous voici donc dans le ferry qui nous mène à Chios.

     

    Beau temps, belle mer, comment imaginer que ces mêmes eaux puissent se montrer si féroces envers certains ?

    Le ferry passe très près des côtes Turques en contournant par l’est la petite île habitée d’Inousses. Un peu plus bas, la ville Turque de Çeşme est bien proche aussi.

     

    Cesme en Turquie

    aquaculture entre Chios et la Turquie

     

     

    Arrivés au  port de Chios, c’est un peu la pagaille : les quais sont petits,  piétons et véhicules se croisent dangereusement. Dans le port il y a  plusieurs bateaux militaires de différents pays avec le drapeau européen.

    Des migrants sont derrière une grille ; un certain nombre dans le port ont des bagages et papiers à la main et montent  l’air heureux dans le ferry qui continue vers le Pirée ; ils rêvent d’Athènes, car ils pensent pouvoir passer par la Macédoine ou autre vers les pays plus au Nord.

    arrivée au port de Chios

    Notre ferry repart vers le Pirée

    réfugiés qui partent

    réfugiés qui restent

    En remontant à pied vers notre studio, nous croisons dans un petit square des tentes du haut comité de l’ONU aux réfugiés ; une distribution de nourriture en barquettes a lieu.

    tentes UNHCR  à Chios

    tentes UNHCR  à Chios, distribution de nourriture

     

    A Mytilène, nous avions vu des algériens et marocains qui rêvaient d’aller à Chios car ils pensaient que c’était plus facile d’aller à Athènes. Ici à Chios, nous discutons un peu avec d’autres qui disent être bloqués depuis plusieurs semaines et se plaignent des mauvais traitements des policiers quand ils tentent de passer dans un bateau ou un camion…  et de manière pratique, se demandent comment ils feront quand les économies auront fondu.

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    Première journée à Chios. Nous partons à la découverte de la ville principale de l’île qui s’appelle ... Chios, donc nous n’utilisons que nos pieds.

    La ville est tout à fait différente de Mytilène, les rues commerçantes sont beaucoup plus animées, les enseignes plus cosmopolites, les magasins plus luxueux. La vieille ville quasiment au niveau de la mer, derrière les remparts du kastro, n’est par contre pas commerçante du tout, c’est l’ancien quartier turc, des maisons rénovées côtoient d’autres quasiment en ruines. Dans les ruelles, les motos sont reines.

    Vieille ville   remparts

    Vieille ville   remparts  porte entrée principale

    Vieille ville   ruelle

    Vieille ville   cimetière ottoman

    Nous commençons nos visites par les bains turcs, bien rénovés, ce sont les premiers que nous voyons dans cet état et dont nous pouvons visiter l’intérieur.

    Vieille ville   bains turcs

    Vieille ville   bains turcs

    Vieille ville   bains turcs

    Puis hors de la vieille ville nous visitons deux musées :

                -  le musée Byzantin qui occupe une ancienne mosquée (étonnant, elle a gardé son minaret). Exposition évidemment d’icônes, de quelques vestiges archéologiques et d’une grande reproduction du tableau de Delacroix : « le massacre de Chios ».  Ce tableau représente les massacres perpétrés à Chios en avril 1822 par les Ottomans lors de la guerre d'indépendance grecque.

    musée bysantin

    musée bysantin

    musée bysantin

                    - la bibliothèque de Koraes qui accueille à l’étage une exposition de tableaux et un musée du folklore exposant costumes, broderies, ustensiles divers.

    bibliothèque municipale

     

    Nous retournons dans la vieille ville, nous avions repéré un restaurant sympa, les tables étaient installés dans une cour ombragée d’une ancienne maison en ruines.En effet, la chaleur commence à devenir étouffante et nous recherchons l’ombre !

    vieille ville restaurant

    vieille ville restaurant

    Une fois requinqués, nous reprenons notre balade direction 4 moulins à vent de Vratados, image célèbre de Chios.

    moulins de Vratados

     

     

    Ici  dans la vile de Chios, les réfugiés sont beaucoup plus présents qu’à Lesbos, deux campements de toile sont installés dans la ville même, l’un d’eux occupe une bonne partie des fossés du kastro. Tout parait calme, les enfants jouent et nagent dans un petit port. Ce matin, nous avons pu discuter avec une employée italienne du HCR , elle nous a expliqué qu’un bateau était arrivé cette nuit. Quand les bateaux sont interceptés dans les eaux turques, les réfugiés sont renvoyés en  Turquie, quand ils ont franchi  la limite, ils sont dirigés vers les camps de Chios ou Vial dans l’attente de papiers. Il y a certes beaucoup de moins de réfugiés qu’il y a 3 ou 4  mois, depuis l’accord le 20/03 entre l’UE et la Turquie, mais auparavant ils restaient sur l’île une dizaine de jours, maintenant c’est plusieurs mois…

    camp de réfugiés dans les remparts

    flèchage pour migrants

     

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    Nous avons loué une voiture pour partir à la conquête de l’île de Chios. Comme vous, Hervé était en manque ! Première destination  donc … le monastère de Néa Moni qui n’est pas perché, mais caché dans un vallon. Différent des autres du fait de sa taille, seuls l’église et quelques bâtiments sont encore en état, mais il y a énormément de bâtiments en ruines, ce devait être avant un vrai village ! Autre particularité, dans l’église des fresques en mosaïque dorée aux plafonds ! Ce monastère a été incendié en 1822 par les turcs et les moines ont tous été tués. On ne s’étonne pas du relationnel difficile entre Chios et les turcs ; il y a du passif lourd…

    Monastère Néa Moni  à Chios

    Monastère Néa Moni  à Chios

    Monastère Néa Moni  à Chios

    Monastère Néa Moni  à Chios   citerne

    Ca y est, Hervé a eu son monastère, il peut maintenant partir à la découverte de la partie sud-ouest de l’île, partie agricole très riche. Deux cultures se partagent le terrain :

    -         à l’ouest les agrumes, cultivés dans des propriétés ceintes de grands murs. Des manoirs très riches prouvent la rentabilité de cette culture (cela fait un peu penser aux châteaux dans le vignoble bordelais) ; un se visite, le « Citrus » ; un petit musée qui relate l’histoire et la technique avec outils, matériels divers ; il fait chaud, un jus d’orange frais pris au frais est bienvenu. Cette partie de l’île s’appelle Kampos.

    région Cambos propriété culture agrume

    région Cambos propriété culture agrumes

    région Cambos propriété culture agrume

    -         au sud, les «pistachiers lentisques », ou arbres à mastic  cultivés pour leur résine : le mastic qui est l’ancêtre des chewing-gums et est utilisé dans moult préparations culinaires (bonbons, pâtisseries, crèmes, boissons…) , dans des préparations pharmaceutiques et parapharmaceuiques (crèmes, pommades, huiles, savons …) Il aurait énormément de propriétés thérapeutiques, en particulier dans le traitement du diabète. Nous avons visité un musée  tout neuf  dans les hauteurs avant Pyrgi (il a été ouvert le 11 juin)  financé par la banque du Pirée avec l’aide de l’Europe pour plus de 9 millions d’euros! (Il vaut mieux financer des initiatives privées qu’aider à réhabiliter ou à faire fonctionner les musées publics existant ?). Ce musée est très intéressant, immense et luxueux comme celui de Tinos (musée du marbre) ou celui de Lesbos (musée de la forêt pétrifiée) eux aussi financés par la Banque Nationale du Pirée. Immenses, mais vides … Il ne devait pas y avoir plus de 5 visiteurs. Sera-t-il rentabilisé un jour ? L’histoire de l’île et celle du mastic sont bien expliquées ainsi que les techniques anciennes et actuelles. Plus d’infos sur ce petit arbre utilisé depuis bien longtemps : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pistacia_lentiscus

     

    lentisque à mastic

    mastic

    mastic

    mastic goutte de sève

    Nous terminons la journée par la visite de deux vieux villages : Pyrgi et Mesta.

    Pyrgi est très particulier avec ses maisons décorées de motifs géométriques. Il semble qu’on fasse un enduit qu’on gratte ensuite pour dégager les contrastes. Beaucoup de ruelles,  google maps ne s’y retrouve pas. Même les églises sont aussi décorées !

    Pyrgi

    Pyrgi

    Mesta est un village fortifié dans lequel on n’entre pas en voiture, sauf les habitants. Vieilles ruelles, venelles, passages, grecs assis devant leurs maisons à siroter leur ouzo ou un café frappé, le dépaysement est complet ! Nous y avons trouvé une chambre en plein milieu dans une vieille maison. Anna la logeuse parle français et nous a fait découvrir les vieilles rues.

    Mesta

    Mesta  notre studio à l'étage

    Trois villages proches avaient le même plan, Mesta, Olympie et Pyrgi. Une tour, des remparts presque en carré, et des maisons au milieu. Pyrgi a perdu ses remparts pour s’étendre. Les remparts restant à Mesta et Olympie ont été percé de fenêtres et portes, car le rempart était le mur extérieur de maisons. Surprenant mais très bien que ces villages aient pu garder tout ça malgré les guerres et tremblements de terre (le dernier en 1881 dans la partie sud de l’île).

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    C’est bien de dormir dans une vieille ville moyenâgeuse ( Mesta où nous sommes arrivés hier soir): pas de bruit de circulation, mais réveil en fanfare à 8 h00 par les cloches (mélodie rythmée très agréable) suivies par les appels du marchand ambulant qui vendait des fruits et légumes, nous avons reconnus les noms : patatas, karoto, fraoula (fraise),peponi (melon), angouri (concombres) , ntomata, rodakino (pêche). Petit-déjeuner sur la terrasse intérieure.

    La température commence à grimper, mais c’est encore tenable pour arpenter et se perdre dans le labyrinthe des petites ruelles et venelles d’un autre village fortifié à 4 Km : Olimpie. Comme Mesta, il y a une grande tour centrale carrée et des maisons construites tout autour, le tout ceint d’une muraille ne comptant que 3 ou 4 portes.

    Olimpie

    Olimpie

    Olimpie

    Olimpie

     

    Là, il commence à faire vraiment chaud, une destination est toute trouvée, à 7 km de là : une grotte … 18 ° à l’intérieur, c’est presque mieux que dans la voiture ! La grotte n’est pas immense mais offre de belles concrétions : drapés, orgues … .

    grotte d' Olimpie

    grotte d' Olimpie

    Tout a une fin, il nous faut bien en ressortir et affronter à nouveau les 36 ° ; nouvelle destination : une petite crique, indiquée dans le guide, mais sans dire comment y aller et sans aucun fléchage, donc que pour les autochtones…( mais nous, on est trop fort, on l’a trouvée !) ; une plage mi-sable, mi-galets, une eau bleue turquoise très limpide … bref ! le paradis !

    Nous reprenons notre voiture climatisée pour filer vers la partie Nord de l’île en longeant la côte.

    La végétation et le relief changent du tout au tout, partie très montagneuse et aride ; il y a quelques pins, mais la plupart sont brûlés, il doit y avoir souvent des incendies. La route sinueuse à flanc de montagne surplombe la mer que surveillaient tout un réseau de tours génoises (tiens … les génois, eux aussi donc ont occupé une partie de la Gréce).

    tour génoise

    tour génoise

    tour génoise

    Petit détour pour voir un village accroché au sommet d’une falaise en montagne : Anavatos, village au destin tragique : en 1822, lors de l’invasion ottomane, les habitants ont préféré se jeter du haut de la falaise plutôt que de se soumettre. Le village est maintenant quasiment abandonné, seules deux ou trois maisons semblent habitées dans le bas, il y a également une taverne/ petite supérette, a-t-elle beaucoup de clients ? Nous étions les seuls visiteurs et consommateurs (café frappé). Nous grimpons jusqu’au fort au milieu des maisons en ruines, ce village est appelé village fantôme, nous avons cherché mais n’en avons pas rencontrés ; et pourtant, certains devaient être là, des portes grinçaient et battaient. Par contre nous avons rencontré … un korrigan ! venu passer ses vacances dans ce lieu encore plus sauvage que les Monts d’Arrée. La plupart des bâtiments sont détruits, est-ce suite aux guerres avec les Turcs et/ou au tremblement de terre ?

    Anavatos

    Anavatos

    Anavatos

    Anavatos

    Etape  non loin de Volissos (chic ! il y a un château à visiter demain), à Limnia petit port en bord de mer sur la côte ouest au début de la partie nord de l’île.

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    Nous terminons aujourd’hui notre tour de Chios, en parcourant la partie nord beaucoup plus sauvage que la partie sud.

    Quelques châteaux ou tours perchés en ruine dont celui de Volissos que nous visitons sous le soleil. Cette citadelle est imposante de loin en haut de son éperon rocheux avec le village  en-dessous, mais il ne reste plus rien à l’intérieur. C’est néanmoins agréable à voir.

    Volissos citadelle

    Volissos citadelle

    Nous sommes dimanche, donc nous n’échapperons pas au monastère, cette fois ci ce sera  le monastère d’Aghia Markellas en bord de plage à quelques Km à l’ouest de Volissos ; assez curieux ; les bâtiments semblent récents peints tout en blanc, le  site est très ouvert avec des bancs et tables de pique nique à l’intérieur. Il y a du passage, peut-être car c’est dimanche.

    monastère Aghia Markellas

     

    Nous continuons vers le Nord. La route serpente dans les montagnes, longe de minuscules villages dans lesquels on ne peut pas entrer en voiture, mais qui ne semblent pas avoir de cachet particulier,  surplombe parfois la côte et nous permet parfois d’apercevoir des ferrys faisant la liaison Turquie / Pirée.

    Repas au bord de l’eau à Marmaro, au nord-est. Kebabs et salade « Ntakos » (tomate, féta, câpres sur un pain).

    village de Cambia

    Marmaro restaurant

    Marmaro statue

     

    La végétation est très clairsemée ; à l’est les cailloux et les rochers poussent à foison.

    champ de rochers

    Nous apercevons le château en ruine de Grias en haut d’une montagne aride ; un chemin abrupt y mène, nous n’avons pas le courage de le tester. Un peu plus loin, la tour / château de Pityos a été bien restaurée ; un super escalier en bois et métal a été construit pour y accéder (grâce à l’Europe), mais porte close et aucune indication ; sur les tours du type génois, pas d’entrée au RDC, mais très haut, afin de rendre l’attaque plus difficile.

    ruines du château de Grias

    Pitios tour château

     

    Pitios tour château

    Pitios centre  

    La température a atteint les 38°, mais une grande partie du temps nous étions en voiture, donc nous n’en avons pas trop souffert. Nous avons pourtant cherché une plage, cela n’a pas été facile à trouver, les côtes sont très rocheuses, nous n’en trouverons une que vers 18 H 00 à quelques kilomètres au nord de Chios ; nous avons apprécié !

    chapelle agios Isidoros

    chapelle agios Isidoros

    Juste avant Chios, à Daskalopetra, nous nous sommes arrêtés voire un rocher qui est parait-il le siège sur lequel Homère aurait enseigné ses chants. L’île de Chios serait le lieu de naissance d’Homère. L’an dernier, nous avions vu la soit-disante tombe d’Homère à Ios.

    pieere d' Homère

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